Les trois questions à poser avant toute expertise
Quel que soit le professionnel à qui vous vous adressez pour une expertise, trois questions simples permettent d’identifier immédiatement sa position structurelle vis-à-vis de votre objet…
Quel que soit le professionnel à qui vous vous adressez pour une expertise, trois questions simples permettent d’identifier immédiatement sa position structurelle vis-à-vis de votre objet.
Première question : « Êtes-vous susceptible d’acheter cet objet, ou de le proposer à un acheteur de votre réseau ? » Si la réponse est oui — ou évasive — vous savez que l’avis qui va suivre est potentiellement orienté par un intérêt d’acquisition.
Deuxième question : « Votre rémunération dépend-elle du résultat de la vente éventuelle ? » Si l’expert perçoit une commission en cas de vente, son intérêt est que la vente ait lieu — ce qui peut l’inciter à valider un objet plutôt qu’à en signaler les faiblesses.
Troisième question : « Pouvez-vous me remettre un rapport écrit daté et signé, sans mention d’une vente prévisionnelle ? » Un expert structurellement indépendant répondra oui sans hésiter. Un expert dont l’activité est liée à la transaction sera généralement moins à l’aise avec ce type de document autonome.
Ces trois questions ne sont pas agressives. Elles sont professionnelles. Tout expert sérieux comprendra immédiatement pourquoi vous les posez — et ceux qui s’en offusquent vous donnent, par leur réaction même, une information utile.
Voir également : Notaires de France — inventaire de succession · rôle et cadre de l’expertise dans un contexte successoral.